Pollution de l'air intérieur, habitat et santé

Sensibilisation aux produits chimiques émis par les matériaux de construction

Témoignage

 

 

Depuis quelque temps on vous parle régulièrement de pollution atmosphérique, qu'elle soit d'origine automobile ou industrielle.

Mais il est une pollution dont on parle peu ou pas du tout qui est la pollution par certaines substances chimiques émises par les matériaux de construction de l'air intérieur que nous respirons dans nos maisons. C'est de cette pollution que je vais vous parler.

8 années de procédure judiciaire et forcément de recherches (car malheureusement il m'aura fallu combattre certains experts judiciaires qui, soit par ignorance, soit par mauvaise foi et par un manque total d'objectivité, n'ont pas hésité à soutenir des contre vérités flagrantes) m'auront permis de découvrir et mieux connaître ce problème nouveau qui est celui de la pollution de l'air dans nos habitations qu'il nous faut, hélas, qualifier de problème de santé publique touchant un grand nombre de personnes. Mais la plupart de ces personnes ignorent complètement le problème et ne trouvent donc pas d'explication à leurs ennuis de santé.

Nous avons fait construire à Brest une maison des plus modernes, avec des matériaux tout à fait classiques, faisant toutefois la part belle aux bois collés, agglomérés et contreplaqués. Notre architecte, sans doute un bon dessinateur, a cependant ignoré les règles de construction les plus élémentaires, notamment en ce qui concerne la ventilation et les résultats ne se sont pas faits attendre !

Ce qui aurait du être pour nous une joie immense, celle d'emménager dans notre nouvelle maison, s'est hélas très vite transformé en cauchemar.


 

Que s'est-il donc passé depuis ce 1er Novembre 1989, date à laquelle nous avons emménagé dans notre maison neuve à Brest ?

 

Sans le savoir, nous venions ce jour là de nous installer dans un environnement dont nous ne pouvions hélas pas soupçonner la nocivité et qui, très vite, allait tempérer notre enthousiasme et complètement bouleverser notre vie.

Notre maison sentait fort le "neuf", rien de plus normal ! (c'est ce que nous sentons tous plus ou moins quand nous rentrons dans une maison neuve ou rénovée). Mais les premiers symptômes d'inconfort sont vite apparus : nez congestionné, yeux et muqueuses nasales irrités, etc... Nous avions l'impression de ne pas très bien respirer dans cette nouvelle maison.

.Les plaintes de mon épouse, présente pratiquement 24 heures sur 24 dans cette maison, sont devenues de plus en plus insistantes. Les rhinites et les rhumes matinaux se sont multipliés, la qualité de notre sommeil s'est altérée et une fatigue chronique s'est installée avec son cortège d'ennuis : irritations des muqueuses oculaires et nasales avec saignements de ces dernières, difficultés de concentration, maux de tête, fatigue, oppression thoracique et difficultés respiratoires etc...

Ne trouvant pas d'autres explications à nos ennuis, j'ai fini par mettre en cause notre maison dans la dégradation de notre état de santé et tout d'abord de celui de mon épouse. En ce qui me concerne ces ennuis ont été différés et disparaissaient dès que je m'absentais. Mes absences professionnelles prolongées et répétées me permettaient en fait d'échapper provisoirement à cette atmosphère dont je ne soupçonnait pas encore la nocivité.


 

Il devenait évident que notre maison nous rendait malades.

Mais pourquoi donc?

«... Vous trouverez la suite de mon témoignage dans le guide "Nos maisons nous empoisonnent, guide pratique de l'air pur chez soi" aux éditions Terre Vivante...»

 

Notre maison est à mon sens un vrai cas d'école et est l'illustration parfaite de ce qu'il ne faut plus faire dans la construction si l'on veut avoir une maison saine.

Trop d'erreurs techniques, notamment dans la conception et la réalisation de la ventilation, associées à une utilisation massive de matériaux libérant des substances chimiques dangereuses ont contribué à ce qui est devenu pour nous un véritable désastre.

Aujourd'hui, si ma profession de commandant de bord de Boeing 747 ne m'avait permis d'être pris au sérieux, mon épouse et moi même serions sans doute relégués au cortège des malades mentaux ! Fort heureusement, j'ai réuni suffisamment de preuves, de données scientifiques et d'avis de toxicologues des plus avertis pour mettre un terme à tout malentendu et ce malgré la réticence et l'évidente mauvaise foi de certains experts. C'est à se demander, pour certains d'entre eux, de quel droit ils s'arrogent le titre d'expert!

Par ailleurs, je ne suis pas surpris de l'impact qu'ont eu les reportages réalisés à notre sujet par différentes chaines de télévision ( A2, Fr3, M6, TF1 ) et les articles parus dans " Que Choisir" et plusieurs journaux (Le Télégramme , Ouest-France, La Croix, etc). Cela nous a valu une multitude d'appels téléphoniques de personnes auxquelles nous venions peut-être de donner un début d'explication à leurs propres maux.

A ce jour, les articles concernant la pollution de l'air de nos habitations et ses conséquences sur la santé sont de plus en plus fréquents dans nos quotidiens et hebdomadaires. Tout espoir nous est donc permis. Peut être finira t'on par admettre que nous avions raison et la justice, malgré les avatars et les difficultés rencontrées, finira t'elle par être juste.

 

N'est ce pas là le signe que tout ceci est bien une affaire de santé publique?

Puisse notre malheureuse expérience et mes recherches contribuer à ouvrir les yeux aux instances concernées autant médicales que politiques et commerciales et être utile à ceux qui n'auront peut être pas les mêmes moyens financiers pour s'engager dans une aussi longue procédure et la mener à son terme.


Pour terminer je laisse à votre appréciation les conclusions du dernier médecin expert mandaté par la Cours d'appel :

"C'est pourquoi il nous parait souhaitable que soit mis fin à leur "calvaire" et que soit enfin reconnu l'origine allergique de leur pathologie en rapport avec les défauts que présentent les matériaux de construction à l'origine des émanations de formol."

"Si une décision doit être prise pour qu'enfin après 9 ans de "souffrance" morale et physique, Monsieur et Madame Mear puissent entrer réellement dans leur maison et envisager les travaux nécessaires pour que soit interrompu le processus dont nous insistons sur la gravité du pronostic".

Georges Mear

 Début de page / Page d'accueil / Bienvenue / Polluants /Ventilation / Effets sur la santé / Solutions /

Réglementation / Dernières nouvelles / Lu dans la presse / Autres liens / A Lire / Ecrivez moi /