Réponses de l'expert Gérault à notre Dire n°2

REPONSES AU DIRE N°2

de Maître GOURLAOUEN en date du 2 avril 1998

 

1. L'expert avait comme mission de prendre connaissance du rapport de Monsieur JEGOU et d'en utiliser les éléments nécessaires à ses conclusions et cet élément y figure.

2. Cette remarque est sous la responsabilité de Maître GOURLAOUEN.

3. Dont acte.

4. Il convient de préciser, ce qui n'est pas fait dans ce dire, mais qui est largement développé dans notre rapport, à savoir les raisons de ces restrictions et interdictions: risques à l'usage pour les bricoleurs et risques pour l'environnement. Pour ce qui nous concerne le P.C.P. est peu toxique quand il est bien utilisé par des personnes compétentes et selon les recommandations d'usage, il n'est donc pas interdit en France. Nous ne sommes pas compétent pour juger de l'opportunité de modifier la loi française.

5. Il y a confusion entre le solvant qui est volatil et le P.C.P. qui l'est peu (sinon il serait inefficace). Le P.C.P. est un constituant habituel des V.O.C. et il impossible d'assurer que celui trouvé à une aussi faible concentration puisse uniquement venir du bardage. La méthode de calcul utilisée par Monsieur QUESNEL est très contestable.

6.La quantité d'air pénétrant à la suite d'un manque d'étanchéité est sûrement inférieure à celle aspirée par les voies nomales. Il est donc justifié de dire qu'une « petite fraction d'une quantité déjà faible pourrait pénétrer ».

7.Il n'est pas possible d'utiliser la méthode de Monsieur QUESNEL car il y a des unités non compatibles (m2 et m3) entre les.émissions et les concentrations et toute tentative de les relier sans connaitre les conditions de l'environnement sont sujettes à caution.

8. Il sernble qu'il y ait une tentative de faire le procès de « l'air pur » et non pas de rester dans le cadre de cette affaire. La phrase « la contamination de l'air ambiant n'est pas considéré comme prioritaire aux USA. » s'applique bien entendu au P.C.P. puisque nous sommes dans le chapitre P.C.P.

9. Il y a encore ici une volonté constante et délibérée d'induire la Cour et les différentes parties en mélangeant les unités malgré les remarques que nous avons faites sur ce sujet. L'expert cité en référence précise « Il paraît étonnant que des personnes présentant un taux urinaire de pentachlorophénol de 100 ug/l soient gravement atteintes alors que le Ministère du travail allemand a fxé à 300 ug/1 le seuil à partir duquel des troubles peuvent commencer à se manifester » Les valeurs indiquées par Maître GOURLAOUEN pour les urines des époux MEAR à savoir O,3 mg/l sont inexactes puisque le bulletin d'analyse indique 0,23 mg/l.


Pour le Lindane il ne s'agit pas d'affirmer qu'il est cancérogène encore faut-il apporter des preuves irréfutables et contrôlées par des autorités scientifiques, ce que nous appelons ici « médicalement prouvées » ce qui n'a pas été fait à notre connaissance.

Le Lindane trouvé dans les urines peut avoir d'autres origines que l'air respiré, il est reconnu que cette origine est principalement alimentaire et en particulier l'eau de boisson. Il n'est peut être pas inutile de rappeler qu'en Bretagne les pesticides peuvent atteindre une concentration 90 fois supérieure aux normes fixées pour 1'eau du robinet.

10. Cette affirmation est fausse et semble viser à entretenir la confusion. Les valeurs de 32 ug/m et 26 g/m2 ne concernent pas « l'atmosphère de la maison » mais le tasseau de bardage analysé par le Laboratoire Municipal et Régional de Rouen comme le montre clairement la pièce citée en référence.

Je n'ai pas en ma possession la pièce du Laboratoire Central de la Préfecture de Police de Paris.

11. Il a été démontré que le solvant KOATEC ne contenait pas de Toluène. Le professeur LAPLUYE en signalant la présence dans le KOATEC d'un composé aromatique non identifié ne contredit pas l'usage du gazol, car comme tous les produits pétroliers il est constitué par un mélange de très nombreux composés aliphatiques et aromatiques.

10. La peinture ou l'enduit sur une des faces rend problématique toute interprétation et c'est pourquoi le Laboratoire de Rouen l'a précisé.

11. Il semble que là aussi il y ait une intention de faire un procès sur la qualité de l'air . La valeur O.M.S. citée est tirée de recommandations qualifiées de « valeurs guides de la qualité de l'air ». Ici dans le cas qui nous concerne la question posée par la Cour était de savoir si le Toluène était responsable des troubles allégués par les époux MEAR et non pas de faire une étude sur la qualité de l'air dans les habitations.

Les prélèvements ont été réalisés de manière contestable et non réaliste et le Toluène peut avoir "autres origines que les matériaux de construction (c'est ce que signale Monsieur PERSON en donnant un taux de base).

N.B. {Monsieur PERSON signale que les prélèvements cités en référence pour étudier les concentrations en Toluène étaient étalés sur 4 semaines à fréquence mensuelle pendant plus d'un an. On voit mal comment il pourrait nous être contesté de vouloir faire la même chose avec le Formaldéhyde s'il avait été nécessaire de le doser pour parvenir à nos conclusions!

14. Il est bien dit « compatible » et rien n'est affirmé. I1 y a une infinité d'autres possibilités pour avoir un électroencéphalogramme anormal et une coincidence ne peut absolument pas être écartée.

15. Le professeur DESCOTES dit bien « théoriquement compatibles » ce qui prouve qu'il est impossible de tirer à l'heure actuelle des conclusions nettes sur une éventuelle toxicité de la laine de roche et que ses éventuels effets toxiques sont encore théoriques.

16. Il n'est nullement question d'un pic de pollution mais de valeur moyennes cornme nous l'avons déjà signalé.

Voir la discussion dans le rapport sur cette valeur de 199 µg/m3.

Les valeurs de 5 et 10 ng/m3 citées dans le dire nous paraissent être une erreur.


Les panneaux de contre-plaqué sont connus pour émettre moins ou pas de Formaldéhyde car leur mode de fabrication est différent de celui des panneaux de particules.

De nouvelles mesures venant s'ajouter aux autres n'auraient pas d'intérêt car elles donneraient des résultats non nuls mais « normaux ». (Nous n'avons pas constaté d'odeur de Forrnaldéhyde pendant l'expertise contradictoire au domicile des époux MEAR et notre odorat est particulièrement exercé et sensible). Ces analyses seraient sûrement contestées par les époux MEAR comme l'on été les précédentes qui donnaient des résultats normaux. Elles ne sont pas par ailleurs nécessaires à nos conclusions.

17. Les allergies respiratoires au Formaldéhyde reconnues sont rares et souvent contestées. Par contre l'allergie cutanée au formol est classique et peu rare. Mais ce n'est pas le problème ici. N.B. Les faux positifs sont une éventualité reconnue en biologie et sont signalés pour toutes les méthodes d'analyses.

I8. « Polluant notable de l'atmosphère » n'est pas synonyme de produit toxique.

Le professeur DESCOTES ne rapporte aucun cancer survenu chez l'homme à la suit d'une exposition au Formaldehyde. Aux U.S.A (1998) la demande d'interdiction de mousses urée-formol a été refusée par les autorités Fédérales, les associations de consommateurs n'ayant pu apporter la preuve de cancers chez l'homme. Il n'y a donc rien de subjectif dans notre opinion basée sur des faits réels et contrôlés et qui ne fait que reflète l'opinion générale.

19. De prétendre que les propos renus par l'expert a propos des propriétés cancérogènes (ou plutôt non cancérogènes) sont subjectifs et de fournir une pièce (n°38) qui prouve le contraire est pour le moins « curieux ». Il est dit dans ce document « des concentrations élevées de Formaldéhyde peuvent provoquer le cancer nasal chez le rat et éventuellement chez la souris » Il n'est pas question de l'homme et cette concentration élevée (et irréaliste) est discutée dans le rapport. Il est dit aussi « les preuves épidémiologiques du lien entre une exposition relativement élevée au Formaldéhyde en milieu professionnel et les cancers nasopharyngiens et sino-nasaux » Il est bien précisé milieu professionnel et les concentrations étaient au delà de 3 ppm, ensuite on parle de lien seulement car les victimes étaient aussi des fumeurs et il a été impossible de démontrer que le Forrnaldéhyde était le seul responsable...

Le professeur DESCOTES ne parle que de cancérogenèse en général et pas spécialement chez l'homme... Nous possédions ces valeurs guides récentes de l'O.M.S. sur le Formaldéhyde mais nous ferons remarquer qu'elles sont plutôt à la hausse car on ne parle que de signes d'irritation au delà de 0,1 mg/m3 (0,08 ppm) avec une augmentation des signes cliniques au delà de 1,2 mg/m3 (1ppm) et c'est seulement au delà de 3,7 mg/m3 (3 ppm) que la fonction pulmonaire est atteinte. On est donc très au dessus des valeurs relevées dans l'habitation des époux MEAR. Ceci confirme bien que dans les habitations on n'a observé que des irritations, donc uniquement des troubles de confort. (L'EPA à l'appui de ces chiffres recommande d'ouvrir simplement la fenêtre si on ressent ce genre d'inconfort). Comme déjà dit aux U.S.A les associations de consommateurs n'ont pu prouver que le Formaldéhyde était nuisible à la santé et en particulier cancérogène, seule l'irritation des muqueuses nasales est reconnue.

20/21. Ces valeurs limites ont été fournies dans le rapport ainsi que leur historique. Il est peut-être nécessaire, si on veut discuter sur ce terrain des valeurs limites, de préciser qu'elles ont


été établies avec une « marge de sécurité » et que les effets toxiques ne se produisent que bien au dessus. La pièce n°38 ne cite pas précisément « d 'expérimentations sérieuses entreprises au niveau européen ».

La valeur de 0,16 ppm n'a rien d'officiel, il s'agit d'une hypothèse de travail fournie par Maître GOURLAOUEN.

Voir dans le rapport au sujet des 199 ug.

Voir plus haut au sujet des valeurs limites qui incluent une large marge de sécurité sujet de la toxicité.

 

22. Il s'agit toujours d'une valeur guide que l'on peut suivre au niveau individuel en fonction de son état de santé et de ses convictions personnelles, mais chacun est libre ou non de le faire. Il n'y a par ailleurs aucune interdiction d'usage du Formaldéhyde comme constituant de certains matériaux de construction (ni pour d'autres usages).

23. Dans ce cas en France elle est de 0,5 ppm et encore en milieu professionnel.

23. Au risque de nous répéter nous rappellerons qu'il s'agit de maisons isolées par des mousses urée-formol et que cela ne peut s'appliquer à l'habitation des époux MEAR. (et de plus il s'agit d'une valeur obtenue par différence). Il n'entre pas dans notre rôle de faire le procès du Forrnaldéhyde et de discuter des lois en vigueur, pas plus que de vouloir en imposer une au législateur.

Nous n'avons pas non plus été chargé de faire une étude sur la qualité de l'air avec un « mélange de toxiques». Nous ne pouvons que nous reporter à des travaux réalisés auparavant qui tous signalent qu'il est très difficile de réaliser de telles études. La potentialisation des différents C.O.V. n'est pour le moment qu'une hypothèse non démontrée (il en existe une autre qui postule qu'ils seraient moins toxiques en mélange qu'individuel!ement, car il y aurait stimulation des défenses de l'organisme par certains d'entre eux...).

24 « Odeur et gêne » sont des sensations subjectives qui entrent bien dans la sensation de confort. « Irritation sensorielle » aussi.

25. Et pourtant même les pièces fournies par Maitre GOURLAOUEN signalent ce fait ! Il est dit page 1 de la pièce n°38: « Les signes d'irritations » et « l'irritation des yeux x, du nez et le la gorge... »

26. Voir au 23.

27. Si ces valeurs sont rarement atteintes comme l'affirme Maître GOURLAOUEN c'est que notre raisonnement sur l'atmosphère des époux MEAR est bon et que donc il est très peu probable que le niveau de Formaldéhyde ait atteint une concentration nuisible à la santé (hors notion de confort).

Cette valeur de base de 25g/m3 est donc très proche de celle de l'air extérieur et intérieur qui est de 0,03ppm selonl'EPA!

28. Comme nous l'avons déjà rappelé par ailleurs il s'agit de valeurs moyennes maximales donc différentes des pics.

29. Ne s'applique pas au cas présent.


30. Il n'y a pas que la technique d'analyse qui intervient, il faut savoir ce que l'on dose si on veut faire une interprétation correcte.

Voir le rapport et les réponses précédentes.

3l. Les panneaux émettent du Formaldéhyde en chambre d'essai et dans des conditions particulières et l'on peut dire qu'ils en émettront toujours puisqu'ils en contiennent. Par contre, et ce n'est nié par personne, ils cessent d'en émettre de manière significative dans les pièces d'habitation au bout d'un temps qui a été discuté par ailleurs. La participation des émissions de Formaldéhyde par les panneaux de particules à la teneur globale en Formaldéhyde de l'atmosphère d'une maison, n'est alors plus prépondérante, comme elle pouvait l'être dans l'atmosphère d'une maison neuve !

32. C'est aussi la pièce au plus faible volume donc pour une émission égale, dans un temps donné, la concentration finale sera plus forte. Pour évaluer une éventuelle toxicité chronique il faut prendre en compte les quantités absorbées de la substance étudiée sur une longue durée, donc le temps de résidence dans les différentes pièces de la maison en fonction des activités. Dans ce cas on ne passe pas sa journée dans la salle d'eau, ce qui fait que le risque d'une intoxication n'augmente pas de manière significative, même si la concentration observée est plus élevée qu'ailleurs.

Faux la concentration finale ne dépend pas que de la quantité de panneaux mais aussi du volume de la pièce.

Faux, il s'agit d'une contre vérité physique, I'hygrométrie est plus élevée dans une salle d'eau qu'ailleurs, même si la température augmente ! (un air froid est plus sec qu'un air chaud et vice versa).

33. Voir les réponses précédentes sur ce sujet.

34. Cette « modélisation » comme il est dit n'en est qu'une et elle est donnée comme telle avec toutes ses incertitudes...

35. Le dosage est inutile comme il l'a été dit et Monsieur le professeur DESCOTE consulté comme contre-expert est de notre avis, contrairement à ce qu'affirme Maître GOURLAOUEN qui pourtant a joint comme pièce n°l à son dire n°l une lettre du professeur DESCOTE disant ceci: « 9. Il me paraît inutile de pratiquer de nouveaux closages dans 1 habitation des époux MEAR. ».

36. Le fait de ne pas supporter la partie la plus récente de l'hôtel tendrait à prouver que les troubles de Monsieur NEAR sont d'origine psychologique...

37. Ce calcul n'est pas possible comme il a été démontré, car à 43 mois on part de la valeur « de base » et malheureusement on ne sait pas à quel moment elle a été atteinte et il est probable qu'elle l'a été avant !

Il n`y a pas que les panneaux de particules qui peuvent émettre du Formaldéhyde et dans le cas d'une expertise judiciaire (et non d'une étude sur la qualité de l'air qui ne nous a pas été demandée) il faut prendre en compte cette possibilité bien réelle.

38. Nous avons trouvé ces chiffres dans une publication américaine de synthèse qui parlait de « real homes » mais en nous reportant à la publication originale nous avons constaté qu'il


s'agissait de maisons préfabriquées en bois ce qui est particulier. Nous n'avons donc pas retenu ces chiffres dans notre rapport définitif et nous en avons utilisé d'autres plus appropriés (ce qui ne change rien à nos conclusions).

retour conclusions avocat

Le calcul fourni comme les précédents prend comme hypothèse que la valeur de base a été atteinte en 43 mois mais elle a pu être atteinte avant ce qui fausse le calcul (les analyses réalisées à l'initiative des époux MEAR tendraient à le prouver car les chiffres (contestés) semblaient être « normaux » Cf Laboratoire Municipal de Brest rapport d'analyse n°92/12658 sur des prélèvements du 13 février 1999 à savoir 10 ,ug/m3 valeurs prises dans le rapport de Monsieur LE GRIGNOU car il ne nous a pas été communiqué ce rapport d'analyse). N.B. Les époux MEAR ont contesté les techniques du Laboratoire Municipal de Brest et son manque d'expérience, c est curieux car quand nous faisons remarquer qu'il y a des problèmes de technologie pour ce type de dosage, ils affirment que non... La technique utilisée par le laboratoire de BREST était pourtant celle du J.O. ! ( voir lettre du laboratoire de Brest Océan)

39. 0,21 ppm est bien une valeur supérieure à 0,10 ppm.

0,8 ppm est bien exact mais il est dit que c'est rare et de plus quand une recherche approfondie à été menée dans les habitations à valeurs élevées il a souvent été démontré que c'était le mobilier le responsable (avec également d'autres causes). Du point de vue judiciaire, et nous ne pouvons pas négliger cet aspect, il serait donc abusif et inexact de prétendre que les valeurs mesurées dans une atmosphère ont pour origine unique les panneaux de particules des matériaux de construction. Par exemple en Allemagne et au Danemark des taux très élevés de Formaldéhyde ont été trouvés dans des écoles ce qui a entramé la fermeture de certaines et une vaste campagne médiatique contre le Formaldéhyde. Dans un premier temps le type de construction moderne a été mis en cause, après enquête il a été démontré que le mobilier scolaire (lui aussi neufl pouvait le plus souvent être le responsable et non le type de construction.

Voici dans l'ordre les matériaux responsables (du plus émissif au moins émissifl.

Mousses isolantes urée-formol.

Panneaux de particules spéciaux pour mobilier

Panneaux de particules spéciaux pour la construction.

Contre-plaqué qualité intérieure.

Contre-plaqué qualité extérieure (n'émettent pratiquement pas).

Bien entendu il ne faut pas se limiter à cela dans l'évaluation des participations des différentes sources possibles de Formaldéhyde à la concentration finale observée dans une atmosphère de maison.

40. Il est impossible de comparer ces valeurs de base de maisons normales occupées, c'est à dire ventilées et aérées, à celles obtenues dans une maison fermée, non aérée ni ventilée depuis trois Jours..

41. Ces conditions ne sont pas celles d'un usage normal d'une habitation et les études de toxicologie n'ont d'intérêt que si elles se rapportent à un usage normal de tous les jours.

42. Nous avons déjà dit par ailleurs tout ce que nous pensons de ce calcul inutilisable.

43. La concentration obtenue étant donnée par m3 ou par litre, pour une quantité donnée (fournie par émission ou relargage) la concentration finale dépendra donc bien du volume total dans lequel se mélangera cette quantité...


44. Nous avons déjà dit par ailleurs tout ce que nous pensons de ces 199 µg. Par ailleurs cette valeur n'a été trouvée, dans des conditions contestables, que dans une pièce et les valeurs données dans la littérature sont des valeurs moyennes pour l'ensemble d'une maison...

45. Nous avons déjà dit par ailleurs tout ce que nous pensons de ces 199 µg

46. Ce mode de calcul est entaché d'erreurs. 0,2 ppm est inapplicable ici.

L'arrêté du 6 mai 1988 ne concerne que les mousse urée-formol faut-il le rappeler et il s'agit d'une valeur différentielle (ce qui prouve que le Législateur admet qu'il puisse y avoir d'autres sources et une valeur de base). Notons au passage que pour le dosage il est précisé les conditions de prélèvement: « portes et fenêtres fermées et ventilation mécanique en fonctionnement si elle existe et ceci depuis 48 heures au moins dans le cas d'un habitat neuf ou dans les conditions normales d'habitation et de ventilation pour les locaux habités ». Cela nous paraît clair et justifié.

47. Nous voyons que Monsieur le Professeur DESCOTES accepte nos conclusions sur la non responsabilité des autres toxiques...

48. Il s'agit de tous les experts et contre-experts venus aux différentes réunions au domicile des époux MEAR. Nous n'avons pu trouver dans les comptes-rendus de remarque à ce sujet (c'est à dire que personne ne se plaint d'irritations ou de mauvaises odeurs à l'issue de la visite).

49. Nous n'avons dit nulle part que cette démarche était anormale.

50. Ou au dessus de 1,2 mg/m3 comme le signale le même rapport ?. Le 0,1 mg/m3 (0,08 ppm) semble plutôt concerner les personnes sensibles au sens de l'O.M.S. si nous nous en référons aux autres documents.

51. Nous.n'avons pas tenu compte en ce qui nous concerne des saignements de nez de Madame MEAR car ils peuvent avoir une infinité d'origines possibles et de plus la partie adverse signale que ses troubles sont antérieurs à son installation dans sa nouvelle maison. Nous laissons donc à notre confrère O.R.L. le soin-d'en discuter.

Voir précédemment ce que nous pensons de ces 0,2 ppm et de ces 199 µg

52.. Nous pensons avoir démontré que le Formaldéhyde pouvait avoir des origines multiples et pas uniquement « la grande quantité de panneaux de particues en place ».

Le Formaldéhyde étant le même malgré des origines différentes il n'est malheureusement pas possible à l'heure actuelle de préciser la part respective de chacune des origines possibles.

53. Voir notre rapport sur les origines possibles du Toluène. Par ailleurs pourquoi utiliser du Toluène plus cher que du gazole et de plus soumis à des contraintes d'usages en particulier en médecine du travail?

53a. Oui, mais il faut verifier cas par cas la réalité des choses et ne pas considérer à priori que si des cas sont connus c'est obligatoirement son cas personnel.


53b. Voir notre discussion antérieure sur la difficulté des dosages (c'est bien indique dans la pièce n°56).

53c. Monsieur ASHFORD dans son Fax cherche surtout à promouvoir son livre ce qui nous oblige à considérer ses conclusions avec prudence et esprit critique.

Pour ce qui est du traumatisme psychique Monsieur ASHFORD le précise lui même dans toutes ses publications (voir rapport) et dans la pièce n°47 il écrit: « D'autres études...devraient être faites pour déterminer les mécanismes pathophysiologiques et psychologiques qui sont à l'origine de cette condition couteuse » (souligné par nous). Toutes les publications consultées dont nous faisons rétérence dans notre rapport font état de cet aspect psychologique.

54.Cette étude n'affirme rien de ce genre, il est dit en conclusion: « Nos découvertes laissent penser qu'aucune base biologique peut vraiment exister pour le MCS. ». Cela ne remet pas en cause la psychologie puisque le syndrome est plurifactoriel.

Le style de cet article (d'où vient-il ?) ne fournit aucune référence scientifique à l'appui. Nous le considérons donc comme une opinion personnelle avant tout destinée aux médias.

Il y a contusion entre troubles névrotiques et maladie psychosomatique ! Ce n'est pas la même chose.

Le stress n'est pas classé dans les maladies psychiatriques.

55. Voir les discussions précédentes sur la toxicité du P.C.P. et les raisons de son interdiction. Le P.C.P. n'est pas interdit en France il n'est soumis qu'à des restrictions d'usage.

55a. Que faut-il entendre par texte officiel ? Cette caractéristique est reprise par tous les médecins qui ont étudié ce syndrome. D'autre part ce syndrome ne semble pas être contesté, alors pourquoi contester la symptomatologie qui le caractérise ?

56. Ceci n est pas de mon ressort.

56b C'est une des caractéristiques du syndrome dont il constitue un des éléments nécessaire au diagnostic. Je ne tente pas d'imposer quoi que ce soit mais me confère aux règles de ce type de diagnostic.

57. Nous avons bien précisé que ceci était du ressort de notre confrère médecin allergologue et qu'il n'y avait pas incompatibilité entre un syndrome de sensibilité aux produits chimiques et une allergie (ce sont deux choses différentes).

58. Nous sommes parfaitement d'accord avec Monsieur le Professeur FOURNIER qui dit bien que « l 'effet d'annonce officielle n'en reste pas moins assez angoissante ». Il parle d'angoisse ce qui est un élément d'un stress important ! (et nous avons retenu ce stress). Par ailleurs il a bien vu les effets sur la psychologie « d'un environnement à la fois nocif et menacant ». La menace étant d'autant plus forte pour une personne non familiarisée avec le jargon de la toxicologie. Cette inexpérience d'un non professionnel peut amener à dramatiser et à exagérer les dangers. Par ailleurs nous ne considérons pas cette réaction à une surmédiatisation cornme ayant une origine psychiatrique (et c'est là l'opinion générale).

59. Pour le moment l'O.M.S. n'a pas défini le groupe des sujets sensibles.


59a. Les textes sont cités en référence dans notre rapport.

60. Cet arrêté du 6 mai 1988 ne s'applique pas ici. Les problèmes de construction ne sont pas de notre compétence, nous ne donnons un avis que sur la toxicologie.

61. Pour la peinture l'EPA dit exactement: « You may use a vapor barrier such as some paints, varnishes, or a layer of vinyl or polyurethane-like material »

Le reste est du ressort de la plaidoirie.

61b. Nous ne voyons pas ce que veut dire Monsieur PERSON en disant: « si les niveaux de Formaldéhyde sont susceptibles d'induire périodiquement des effets néfastes sur la santé ». Pourquoi ne pas vouloir appliquer ce qui se fait pour le Toluène au Formaldéhyde ? Voir ce que nous pensons des dosages par ailleurs.

62. Voir ce que nous avons dit au sujet du volume de la pièce.

63. Si, si on admet que les émissions sont décroissantes comme toutes les expérimentations le montrent. La participation des émissions des panneaux de particules à la concentration totale de l'atmosphère sera faible sinon nulle en fonction des conditions locales.

64. Il est question d'émissions, nous nous intéressons ici à la concentration. Voir les discussions précédentes.

65. Voir les critiques précédentes sur la méthode utilisée.

 

Fait à Brest le 10 avril 1998.

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