Lu dans "Que Choisir" 372 - juin 2000

Maison empoisonnée

Magistrats irrités

Les juges ignorent la pollution intérieure

"La maison empoisonnée." En avril 1996 nous racontions les déboires du couple Méar. Heureux propriétaires d'une maison conçue à leur goût, ils tombaient malades peu après leur emménagement. Au fil des analyses, ils découvraient que leurs matériaux de construction dégageaient des produits toxiques: PCP, lindane et formaldéhyde. Accusés d'être des malades imaginaires, ils étaient, heureusement, pris au sérieux par des médecins spécialisés en toxicologie et en allergologie. Mais après des années de procès, la cour d'appel de Rennes vient de trancher : « La diffusion de formaldéhyde dans l'atmosphère de la maison n'est pas une cause de dommages.»

Le formaldéhyde est pourtant reconnu comme un irritant puissant et un cancérogène probable, à tel point que l'Organisation mondiale de la santé a fixé à 100 microgrammes par mètre cube d'air (µg/m3) la limite maximale d'exposition de la population (QC n° 367). Pour les personnes sensibles, la concentration à ne pas dépasser dans l'air ambiant tombe même à 10 µg/m3. Chez les époux Méar, la concentration était encore de 199 µg/m3 quatre ans après leur entrée dans les lieux. Des données que l'expertise n'a pas retenues. A ce régime là, la pollution intérieure a encore de beaux jours devant elle.

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