Québec > Adopter de bonnes pratiques de chauffage au bois contribue à diminuer la pollution de l'air
Publié par : http://communiques.gouv.qc.ca
Le : 30/10/06
MONTRÉAL, le 30 oct. /CNW Telbec/ - Sur l'île de Montréal, près de
100 000 ménages utilisent un système de combustion du bois pour chauffer leur
résidence. La Ville de Montréal, Environnement Canada et la Direction de santé
publique de Montréal profitent donc de l'arrivée des premiers froids de
l'automne pour inviter la population à se familiariser avec les moyens les
plus efficaces pour diminuer la pollution engendrée par les appareils de
chauffage au bois. Un dépliant «Chauffage au bois, pleins feux sur la santé»
fait donc le point sur la question, donne des conseils et propose de bonnes
pratiques à adopter. Ce document est disponible en français et en anglais dans
les bureaux Accès Montréal, les bureaux d'arrondissements, les pharmacies, les
cliniques médicales, ainsi que sur les sites Internet des trois organismes.
Pour ceux qui possèdent un appareil de chauffage au bois, il est fort
agréable de faire une bonne flambée et d'embaumer la maison de cette odeur si
caractéristique de bois qui brûle. Toutefois, la fumée qui se dégage de cette
combustion renferme des matières toxiques qui peuvent polluer tant l'intérieur
que l'extérieur des résidences et avoir des conséquences néfastes sur la
santé.
Chauffage au bois et smog hivernal
Au Québec, le chauffage au bois résidentiel représente une des
principales sources d'émission de particules fines qui contribuent à la
formation du smog hivernal. En 2005, Montréal a d'ailleurs connu un épisode de
smog hivernal d'une durée record de neuf jours lié entre autres au chauffage
au bois. Avec près de 100 000 ménages qui utilisent des systèmes de combustion
du bois sur un territoire restreint, le problème de la pollution causée par ce
type de chauffage résidentiel est particulièrement criant sur l'île de
Montréal.
Lorsqu'on brûle du bois, plus d'une centaine de composés toxiques sont
libérés dans l'atmosphère et s'ajoutent à ceux émis lors de la combustion de
l'essence, du diesel ou de l'huile à chauffage ainsi que ceux émis par de
nombreuses industries. Les principaux polluants qu'on y retrouve sont les
particules fines, le monoxyde de carbone, des composés organiques volatils
(COV), des hydrocarbures aromatiques polycycliques, des oxydes d'azote (NOx)
et de nombreux produits irritants.
Des effets sur la santé
«Parmi les substances émises par la combustion du bois, certaines sont
reconnues cancérigènes, et d'autres peuvent provoquer différents malaises
comme l'irritation des yeux et des voies respiratoires, ainsi qu'aggraver
l'état des personnes souffrant de maladies cardiaques ou respiratoires
chroniques» indique Norman King, épidémiologiste à la Direction de santé
publique de Montréal.
En outre, plus de 95 % des particules émises par le chauffage au bois
sont respirables, car leur petit diamètre leur permet de pénétrer profondément
dans les poumons. Les personnes les plus sensibles à la pollution de l'air par
les particules respirables sont les très jeunes enfants, les personnes âgées
et celles qui souffrent d'asthme, d'emphysème ou de problèmes cardiaques.
Choix d'un appareil de chauffage au bois
Afin de diminuer les émissions nocives de la combustion du bois, il est
recommandé de se procurer un appareil certifié par l'Agence de protection de
l'environnement des Etats-Unis (EPA). Ils permettent une réduction des
émissions pouvant aller jusqu'à 80 % et leur efficacité énergétique supérieure
permet de diminuer du tiers la consommation de bois.
Utilisation du poêle à bois
Pour limiter la production de fumée de bois et ainsi réduire l'exposition
aux contaminants provenant du chauffage au bois, il est recommandé de cesser
d'utiliser son appareil de chauffage au bois lorsqu'un avertissement de smog
est émis, sauf s'il s'agit de la seule source de chauffage de la résidence.
En d'autres moments, il est possible de réduire les émissions de fumée de
bois tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des résidences par l'adoption de
bonnes pratiques de chauffage :
<<
- Chauffer au bois seulement si nécessaire
- Utiliser du bois propre et sec
- Faire des petits feux à flammes vives
- Eviter de trop réduire l'entrée d'air du poêle afin de permettre une
meilleure combustion
- Utiliser un appareil certifié EPA
- Ne jamais brûler de déchets, plastique, carton, de bois vert, peint ou
traité.
>>
De plus amples renseignements sur le chauffage au bois sont disponibles
sur les sites Internet d'Environnement Canada, www.ec.gc.ca/cleanair-airpur,
de la Direction de santé publique de Montréal,
www.santepub-mtl.qc.ca/environnement/chauffage/index.html, et de la Ville de
Montréal, www.ville.montreal.qc.ca/environnement/chauffageaubois.
Pour information:
Marie Pinard, Direction de santé publique, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, Tél.:(514) 528-2400, poste 3471
Patrick-Jean Poirier, Direction des communications et des relations avec les citoyens, Ville de Montréal, Tél.:(514) 872-0065
Chantal Duhaime, coordonnatrice du programme Chauffage au bois, Environnement Canada, Tél.: (514) 283-2837
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